« Je n’arrive pas à maigrir. » C’est l’une des phrases que j’entends le plus souvent. Ce thème est apparu plusieurs fois dans le champ, et, en une seule semaine, plusieurs personnes sont venues me voir pour le même sujet. Quand cela arrive, je le prends comme une guidance : il y a quelque chose à travailler. J’ai donc consacré un direct entier à l’alimentation émotionnelle et à ce qui se cache réellement derrière les kilos en trop.
Voici ce que j’ai observé jusqu’à présent dans toutes les représentations : en général, nous mangeons trop pour cacher nos émotions. Les kilos sont le plus souvent le symptôme d’autre chose. Tu as beau te tourmenter avec des régimes successifs, si tu manges sous l’effet du stress ou de la nervosité, il faut résoudre le problème — et le problème n’est pas la nourriture.
Avant d’aller plus loin, un point important : le poids a aussi des causes médicales — thyroïde, déséquilibres hormonaux, certains médicaments, grossesse, autres affections. Si tu as pris du poids soudainement sans comprendre pourquoi, ou si tu ne maigris pas quoi que tu fasses, consulte d’abord un médecin et un nutritionniste. Et si ton alimentation échappe à ton contrôle, si tu suis des régimes drastiques, te prives de nourriture ou provoques des vomissements, parle à un médecin ou à un psychologue : une aide spécialisée est nécessaire. Ce que je partage ici concerne la dimension émotionnelle et énergétique, pas un programme d’amaigrissement ni un conseil médical.
Mon histoire : 30 kilos en trop dans une relation toxique
Je vous l’ai déjà raconté : lorsque j’étais dans la relation toxique avec le narcissique, j’avais 30 kilos en trop. J’étais passée de 55 à 85 kg, et, quand on est petite, cela se voit immédiatement. Je portais du 36–38 et étais passée au 48 ; j’en étais arrivée à porter les vêtements de ma mère. Je ne me reconnaissais plus.
Je mangeais davantage et travaillais sans arrêt, sous l’effet du stress. Surtout, je n’étais pas moi-même : dans une relation toxique, l’autre ne te laisse pas de place et tu n’es pas non plus dans un état qui te permet d’être toi-même. Les personnes qui vivent avec des narcissiques prennent très souvent du poids. Si tu te reconnais, j’ai écrit sur les signes du narcissisme et les libérations qui lui sont consacrées.
Pour moi, les kilos sont partis sans régime particulier, lorsque j’ai changé ma façon d’être. Je ne travaillais plus à tort et à travers et j’ai commencé à me donner la priorité. Je me suis inscrite au yoga ; le matin, après avoir conduit les filles à l’école, je prenais un café et marchais une demi-heure dans le parc. Je commençais mes journées tout autrement. Je ne dis pas que ce sera ton expérience — chacun a son chemin — mais, pour moi, me mettre en premier a aussi changé mon corps.
Je me prends en photo de temps en temps pour voir à quoi je ressemble. Pour moi, prendre du poids est un signal d’alarme: cela signifie que je ne vais pas bien dans ma relation ou dans un autre domaine de ma vie. Je me demande alors : qu’est-ce qui ne me convient pas ?
Pourquoi tu ne maigris pas : les kilos sont le symptôme, pas la source
Je ne donne pas de conseils généraux, car ce qui se cache derrière diffère pour chacun : la mère, la vie, l’ennui, la solitude. Parfois, je dois explorer quatre ou cinq énergies successivement pour comprendre ce qui se joue.
Je dis toujours que l’on nettoie le fleuve à sa source, pas dans son delta. Si tu veux déplacer le Danube, tu le fais à sa source, pas là où il est large. Il en va de même pour les kilos : si tu supprimes seulement l’effet, la cause reste et les fait revenir.
Ce qui est apparu dans les représentations : les causes émotionnelles des kilos en trop
Pendant le direct, les personnes demandaient : « Cristina, peux-tu représenter ce qui se cache derrière mes kilos en trop ? » Voici ce qui est apparu, en bref, sans noms ni détails personnels :
Le stress et « Cela ne me convient pas »
Une participante avait pris environ 8 kg en cinq mois, pendant une période de déménagement, de stress professionnel et de fatigue. L’énergie a dit très clairement : « Cela ne me convient pas. Je suis fatiguée. Laissez-moi tranquille. » Pour compenser ce qui ne lui convenait pas, elle mangeait — du salé, pas du sucré. Son message : changer ce qui ne lui convient pas et s’affirmer. Et, quand l’envie de manger arrive, se demander : « Ai-je faim ou y a-t-il quelque chose qui ne me convient pas ? »
Je le reconnais, moi aussi, je mange parfois pour compenser le stress. La solution est de se poser et de résoudre la situation, pas la faim.
La solitude et le manque d’amour
Une autre participante avait perdu sa mère à l’adolescence, puis pris beaucoup de poids après une rupture. Elle sentait elle-même qu’elle compensait le manque d’amour avec du sucré, même la nuit lorsqu’elle se réveillait. Dans la représentation est apparu : « Je suis seule. » Alors, tu n’es plus seule — il y a toi et la nourriture. Il y avait autre chose : au travail, elle ravalait ses paroles et se retenait, puis mangeait à la maison. Quand tu gardes tout en toi, la nourriture devient une soupape.
J’ai aussi représenté son corps et ses besoins, et le corps a dit : « J’ai besoin d’amis. Je veux sortir, grosse ou pas. Je ne veux pas rester à la maison. » Le corps voulait du mouvement, des gens, de la vie. Quand tout est aussi lié aux pertes et à l’abandon, un travail plus profond est nécessaire, en séance individuelle — et, lorsque le deuil ou la solitude pèse lourd, avec un psychologue ou un psychothérapeute.
L’ennui : la faim qui vient du mental
Une dame a expliqué qu’elle n’avait pas du tout faim lorsqu’elle était occupée, mais avait envie de manger quand elle était libre, en vacances. L’énergie a dit : « Je m’ennuie. Je veux quelque chose de nouveau dans ma vie, quelque chose qui me surprenne. » Son corps voulait « s’amuser, bon sang ! Bouger, marcher, monter sur un manège. »
C’est la faim du mental, pas de l’estomac. L’exercice consiste à remplacer une habitude par une autre: quand cette idée te prend, va faire une activité qui te plaît. Et donne-toi la priorité — quand tu vas bien, cela bénéficie aussi à ta famille.
La féminité que tu n’oses pas vivre
Chez une participante est apparu quelque chose lié à la féminité: « Je n’ose pas. Que vont dire les autres ? » Sa part féminine avait un âge émotionnel d’environ 12 ans. Le message était de se laisser la place d’être une femme, de sortir de sa zone de confort, de s’habiller plus joliment sans se soucier du regard des autres. Et d’observer sa mère en tant que femme, ainsi que les autres femmes de son entourage — elle peut aussi apprendre d’autres femmes, sans seulement rester fidèle au modèle maternel.
Chacun de nous porte une femme grosse et une femme mince — et nous pouvons les représenter. Si tu as été en surpoids toute ta vie, la partie qui mange a prédominé et la femme qui s’assume ne s’est pas encore manifestée. Cet âge intérieur n’a rien à voir avec celui de tes papiers : tu peux avoir 60 ans et être encore une petite fille dans ta tête. Cela arrive aussi aux hommes. Cela se travaille.
L’identité après la grossesse et le « fardeau »
Une autre participante avait beaucoup grossi pendant sa grossesse, des années auparavant, et perdait puis reprenait du poids depuis. Deux éléments sont apparus : le besoin de prendre de la place — « C’est comme si je n’existais pas » — et, à la question de ce que signifiaient pour elle les enfants et la grossesse, le mot « fardeau », une vie plus lourde. La grossesse change l’identité d’une femme ; il faut voir qui tu étais avant et qui tu es après. Plusieurs aspects sont à travailler : ta relation aux enfants, celle de ta mère avec toi, ta place. Pour tout ce qui concerne le poids pendant et après la grossesse, le médecin reste la première étape.
En lien avec cela : le rôle de femme et le rôle de mère. Je connais plusieurs Cristina : Cristina en survêtement à la maison, qui grignote ce qu’elle trouve ; Cristina la ménagère, qui cuisine toute la journée — et, naturellement, tu manges si tu restes toute la journée devant les casseroles ; et Cristina la femme d’affaires, qui sort, se maquille, s’habille joliment et ne s’intéresse même pas à la nourriture. Nous les portons toutes. Il faut trouver un équilibre entre elles.
La culpabilité de manger et le critique intérieur
L’une des représentations qui m’a le plus marquée concernait une participante qui perdait et reprenait du poids depuis huit ans, dans un yo-yo interminable. J’ai demandé ce que les kilos voulaient lui transmettre. Ils ont répondu avec colère : « Arrête de nous torturer ! Nous en avons assez et nous ne maigrirons justement pas. »
Il y avait là deux parties en conflit: l’une voulait maigrir, l’autre voulait manger et profiter de la vie « sans culpabilité, sans jugement ». La partie qui voulait maigrir maltraitait l’autre avec des « Il faut, il faut, il faut ». J’ai ressenti beaucoup de dureté envers elle-même. Quand je lui ai demandé comment elle se sentait après avoir mangé, elle a répondu : « Coupable. »
C’est la clé : tu manges, puis verses du poison émotionnel par-dessus. Puisque tu as mangé, profite de la nourriture. Le mardi, j’emmène mes enfants au théâtre ; à côté se trouve le meilleur kebab — et, le mardi soir, je mange un kebab, quoi qu’il arrive. Cela ne signifie pas que je m’abandonne à mon sort. Cela signifie que cette culpabilité n’est pas là. Si tu fais venir ton critique à chaque repas, tu gâches ta joie de vivre.
D’où vient ce critique ? Chez elle, de l’enfance : elle était une petite fille un peu ronde, et sa mère et sa grand-mère répétaient qu’elle mangeait trop. Elle a intériorisé cette voix et l’a poursuivie seule. J’ai aussi vécu cela : toute ma vie, ma mère m’a traitée comme si j’étais grosse. Mais le problème n’était pas ma gourmandise ; c’étaient les émotions, la façon dont un enfant fait face à un environnement difficile. Aujourd’hui, tu es adulte et peux agir autrement. Si cette blessure te poursuit, je te propose mon guide de guérison de l’enfant intérieur, avec exercices et libérations et les libérations complètes avec la mère.
Tout le travail intérieur consiste à trouver la paix avec les parties de toi-même. Quand l’âme, le mental et le cœur sont alignés, tu traverses plus facilement les épreuves. Si le conflit règne à l’intérieur, il te vide de ton énergie — pendant des années, j’ai été constamment fatiguée, quelle que soit la durée de mon sommeil.
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L’estime de soi ne vient pas de la balance
La dernière personne du direct avait maigri, puis était paralysée par la peur de reprendre du poids ; elle mangeait très peu et considérait la nourriture comme un danger. Pour elle, grossir signifiait « une mauvaise image de soi, du mal à m’habiller, à sortir, à être avec moi-même ».
Je lui ai dit ce que je te dis aussi : l’estime de soi ne vient pas du fait d’être mince ou grosse. Elle vient d’un « Je m’aime ». Il est vrai que la société actuelle accorde beaucoup d’importance à l’apparence et que les personnes en surpoids sont discriminées — j’ai moi-même été grosse, je sais ce que signifie ne pas trouver de vêtements. Mais si tu places ta valeur dans le miroir, ce n’est ni durable ni épanouissant.
Autre chose est apparu chez elle : pendant son enfance, personne ne devait se lever de table avant d’avoir tout mangé. Ainsi, la nourriture était devenue synonyme d’obligation. Les parents pensaient bien faire, mais, si tu fais cela avec tes enfants, réfléchis-y à deux fois. La peur intense de la nourriture et les restrictions sévères justifient aussi de demander conseil à un médecin ou à un psychologue.
Alors, cesse de te critiquer. Les normes actuelles sont irréalistes et je trouve très bien que des femmes s’assument telles qu’elles sont. Un autre point a compté pour moi : en portant des vêtements toujours plus larges, je perdais la conscience de mon corps. Des vêtements à ta taille, ni trop larges ni trop serrés — c’est un état d’esprit. Tu manges pour exister, tu n’existes pas pour manger.
La faim de la lignée familiale
Il existe une autre couche à laquelle peu de gens pensent : la faim endurée par ceux qui nous ont précédés. Nos ancêtres ont traversé des famines, des guerres, des années de privation. Cela reste dans la lignée. Quand j’ai travaillé sur la mienne, cette énergie de faim était très, très forte. La faim est une énergie lourde.
Si seul un réfrigérateur débordant de nourriture te rassure, si tu cuisines toujours dans une immense marmite comme si la famine arrivait demain, ou si tu fais des achats compulsifs, cela vaut la peine de l’observer sans jugement — envers toi, tes parents ou tes grands-parents. Pour ceux qui sentent que la racine se trouve là, j’ai réuni les libérations dans un PDF dédié ; pour les autres héritages familiaux, il existe les libérations sur le karma familial.
Je veux les libérations Foamete & Lipsă (PDF) →
Les questions à te poser avant de manger
Je ne te donne pas de régime. Je te propose les questions apparues pendant le direct, que j’utilise moi aussi :
- Ai-je faim, ou quelle émotion est-ce que j’essaie d’enfouir ? C’est mon psychologue qui me l’a dit, et c’est la première question. Moi, quand je tombais amoureuse, je n’avais pas faim du tout.
- Sucré ou salé ? C’est aussi lui qui m’a appris que, plus l’envie va vers le sucré, plus elle est d’origine émotionnelle. Que cache cette envie de sucré ? Peut-être le désir d’adoucir ta vie, peut-être autre chose — cela diffère pour chacun.
- Qu’est-ce qui ne me convient pas maintenant ? Le stress, la fatigue, des paroles ravalées au travail ?
- Est-ce que je m’ennuie ? Si oui, quelle activité agréable pourrais-je faire à la place ?
- Que veut réellement mon corps ? Du mouvement, des gens, du jeu, du repos, de la nature ? Quand tu es davantage ancré dans la nature, tu as moins faim pour combler un vide.
- À qui appartient ce « Il faut » ? À toi, à ta mère, à ta grand-mère ?
- Si je mange, puis-je manger sans culpabiliser ?
Ne force pas les réponses. Laisse-les venir. Si tu sens qu’il y a davantage, nous pouvons travailler ensemble en profondeur, en séance individuelle.
Je veux une séance individuelle avec Cristina →
Pour apprendre à travailler tes émotions au quotidien, lis aussi l’article sur la gestion des émotions avec l’EFT et l’alchimie des émotions.
Regarde le direct complet
Tu retrouveras toutes les représentations ci-dessus dans le direct :
Questions fréquentes sur l’alimentation émotionnelle
Qu’est-ce que l’alimentation émotionnelle ?
C’est manger non parce que tu as faim, mais pour recouvrir une émotion : stress, solitude, ennui, colère ravalée, tristesse. La nourriture devient une soupape ou une compagnie. D’après mes observations, les kilos qui apparaissent ainsi sont le symptôme d’autre chose.
Pourquoi est-ce que je ne maigris pas malgré les régimes ?
Si une émotion non résolue se cache derrière, le régime ne touche que l’effet. Il y a aussi l’effet yo-yo, lorsqu’une partie de toi veut maigrir et qu’une autre se révolte. Mais, avant tout, vérifie les causes médicales avec un médecin et un nutritionniste : la thyroïde, les hormones et certains médicaments peuvent influencer le poids.
Comment distinguer la vraie faim de la faim émotionnelle ?
Avant de manger, demande-toi : « Ai-je faim, ou quelle émotion est-ce que j’essaie d’enfouir ? » La faim liée à l’ennui vient du mental, pas de l’estomac — si tu prends un moment pour réfléchir, elle passe souvent.
Que faire de la culpabilité après avoir mangé ?
Puisque tu as mangé, profite de la nourriture. La culpabilité est comme du poison versé par-dessus. Souvent, c’est la voix critique d’un parent intériorisée pendant l’enfance. Fais la paix avec les parties de toi-même ; si la culpabilité t’accable ou si ton alimentation échappe à ton contrôle, parle à un médecin ou à un psychologue.
Les libérations m’aident-elles à maigrir ?
Je ne promets à personne de perdre des kilos. Les libérations et les représentations t’aident à voir ce qui se cache derrière l’alimentation — l’émotion, la blessure, le programme familial — et à travailler à cet endroit. Ce qui arrive ensuite au corps relève du chemin de chacun, avec un médecin si nécessaire.
Sois douce avec toi-même. Ton corps n’est pas ton ennemi — il te montre où cela fait mal. Je t’embrasse et t’attends au prochain direct.