Beaucoup d'entre vous m'ont demandé de nombreuses fois un live sur les peurs. Alors j'ai fait deux soirées de suite où j'ai représenté, en mini-constellations, la plus grande peur de chaque personne entrée en direct. L'idée m'est venue alors que je rentrais en bus de Roumanie à Paris : 28 heures pendant lesquelles je suis restée assise à observer les gens. Et j'ai compris combien de peurs nous portons, et combien d'entre elles viennent de l'enfant intérieur blessé.
Ce que j'ai vu pendant ces deux lives est simple à dire et difficile à vivre : les peurs sont des illusions. Ce sont des illusions et un manque de confiance en Dieu. Mais cela ne les rend pas moins réelles dans le corps. Quand je les représentais, je sentais du froid dans le dos, des tremblements, une douleur du côté gauche, un point dans la poitrine. La peur reste dans le corps jusqu'à ce que tu la voies et que tu la travailles.
Plus bas, je te raconte comment je travaille avec les peurs dans les représentations, quelles peurs sont sorties le plus souvent et d'où elles viennent, et ce qui t'aide concrètement à te libérer de la peur — pas du jour au lendemain, mais pas à pas.
Une chose importante, avant tout : si tu vis une forte anxiété, des attaques de panique ou des phobies qui bloquent ta vie, va voir un médecin ou un psychologue/psychothérapeute. Ce que je fais — représentations, déliaisons, méditations — peut te soutenir, mais ne remplace pas l'aide d'un spécialiste.
Comment je représente les peurs dans une mini-constellation
Le format est court. La personne entre dans le live et me demande : « Cristina, peux-tu représenter ma plus grande peur ? » Je me connecte à son champ et je dis ce que je ressens — dans le corps, dans l'énergie —, souvent avant qu'elle m'ait dit quoi que ce soit. Ensuite la personne confirme ou complète. Si tu veux mieux comprendre la méthode qui se cache derrière, j'ai écrit longuement sur ce que sont les constellations familiales et comment elles fonctionnent.
J'ai de nouveau observé deux choses :
- La peur de surface mène à une autre, plus profonde. On passe de l'une à l'autre, jusqu'à arriver à la source. Quelqu'un est venu avec la peur d'être « bête ». En dessous, il y avait la peur de se tromper. Sous la peur de se tromper, il y avait la question : que se passait-il quand tu étais petite et que tu te trompais ? Tu te faisais gronder. Si l'erreur égalait la dispute et le manque d'amour, un programme s'est créé. Et tu te bats inconsciemment, aujourd'hui encore, avec l'adulte qui te disait « fais attention, ne te trompe pas ».
- Je ne fouille pas là où rien ne s'ouvre. Quand cela ne sort pas clairement pour moi, je n'invente pas d'histoires. Cela veut dire que c'est à la personne d'y arriver seule.
L'avantage du travail en groupe, c'est que tu vois les autres et que tu travailles aussi sur toi. Cela t'ouvre le champ. Nous avons toutes les peurs qui sont sorties ce soir-là, à des degrés plus ou moins grands.
Les peurs les plus fréquentes et d'où elles viennent
La peur de ne pas être aimé
Elle est sortie encore et encore, sous différentes formes. La réponse a été chaque fois la même : tu travailles sur l'amour de toi et sur ton enfant intérieur. Le problème va de toi à toi.
Dans l'une des représentations, le besoin d'être aimée était lié à l'argent. J'ai dit : fais attention à ne pas acheter l'amour. Tu cours après les autres au lieu de t'aimer toi-même, et alors tu paies, d'une façon ou d'une autre, pour recevoir. Tout cela est inconscient. Cela vaut la peine de réfléchir au lien qu'il y a, chez toi, entre l'argent et l'amour.
La peur de l'abandon et la peur de rester seul
La peur de l'abandon a peut-être été la plus fréquente : « que mon homme ne me quitte pas », « que je ne reste pas seule », « je fais tout pour ne pas être seule ». Quelqu'un a reconnu : « Et au final tu finis seule, non ? C'est ça, le grand drame. »
Voici ce qui m'est venu très clairement ce soir-là : l'abandon qui vient de l'extérieur n'est que le reflet de l'abandon de soi. Si tu ne t'abandonnes pas toi-même, personne ne t'abandonnera. Tu travailles sur la blessure à partir du moment où tu t'abandonnes toi-même — et ainsi tu préviens. Je sais de quoi je parle : moi aussi je me suis abandonnée, ma blessure était l'abandon, et beaucoup m'ont abandonnée à leur tour.
Quand quelqu'un m'a demandé de représenter quels besoins elle a, c'est de nouveau l'amour qui est sorti : un verre vide. Prends-le et remplis-le toi-même. Si tu te reconnais ici, j'ai préparé des déliaisons dédiées :
Je veux les déliaisons pour la peur de l'abandon →
La peur d'être exclu, de ne pas appartenir
Une participante avait peur d'être mise à l'écart, de ne pas appartenir — et cela la poussait à tout faire pour les autres. À la racine, il y avait la peur de ne pas appartenir à sa mère. Dans la représentation, je la ressentais du côté gauche du corps, qui pour moi est lié à la mère.
Et là, j'ai reçu un cadeau de quelqu'un du live. Combien t'appartiens-tu à toi-même ? J'ai couru après les autres toute ma vie. Imagine à quoi ressembleraient nos vies si nous courions après nous-mêmes, après nos propres dons, avec le même désespoir que nous avons couru après les autres. Nous vivrions dans un autre monde. Ce n'est pas une grande philosophie : tu déplaces la course d'eux vers toi.
La peur du manque : d'argent, de nourriture, de ne pas s'en sortir
L'insécurité financière est sortie très souvent : « je n'aurai rien à manger », « les choses vont mal tourner ». Je l'ai ressentie fortement quand je suis tombée enceinte de mon premier enfant, en 2012. J'avais un salaire, un CDI, et pourtant une peur terrible m'a prise de ne pas avoir de quoi le nourrir. Ce n'est que maintenant que je comprends : c'était une peur du clan, héritée. Nous les avons toutes et tous.
C'est pourquoi je vous en prie : arrêtez de rabâcher le sujet de l'argent aux enfants. C'est ainsi que vous créez leurs peurs. Pour la peur de ne pas en avoir assez, j'ai fait les déliaisons Famine et manque.
Quelqu'un d'autre avait la peur « je n'y arriverai pas » — pas dans un domaine précis, mais en général. Toute sa vie on lui a dit qu'elle n'y arrivait pas, alors qu'elle y arrivait. C'est la goutte d'eau chinoise : une parole répétée pendant des années perce la pierre. Là, tu travailles sur le plan énergétique et tu rends ces énergies (je te montre comment plus bas).
La peur d'être battu
Chez quelqu'un du live, j'ai senti un trou dans le dos, entre les chakras, et j'ai demandé : « As-tu été battue quand tu étais petite ? » Oui. Je l'ai déjà observé chez des gens : les coups de l'enfance ne restent pas là, dans le passé. Ils se manifestent dans la vie adulte. Peut-être que tu ne dis pas la vérité, peut-être que tu es beaucoup trop docile avec ton chef, peut-être que tu ne réclames pas justice — par une peur inconsciente d'être frappée. Et cela t'affecte jusque dans ta capacité à gagner de l'argent : quand quelqu'un te vole ou se moque de toi, au lieu de te défendre, tu te tais.
Si tu as subi de la violence physique, travaille cela aussi avec un psychologue ou un psychothérapeute ; et si tu es encore aujourd'hui dans une situation de violence, demande de l'aide immédiatement. Pour la partie énergétique, j'ai fait les déliaisons sur les coups, la violence et l'abus physique.
La peur liée aux kilos
Plusieurs femmes sont venues avec la peur de grossir. Derrière, il y a des émotions : tu te poses beaucoup plus facilement quand tu les gères. Chez l'une, la peur venait de la mère. Si ta mère t'a transmis sa honte liée au corps, tu n'es pas obligée de vivre dedans. Chez une autre, la solution était dans le problème : elle ne se sentait pas bien dans sa peau. Pour le poids et la santé, va voir un médecin.
La peur de la mort
Presque toutes les peurs mènent, au bout du compte, à la peur de la mort. C'est la plus grande peur — et la plus grande illusion. Tu n'es pas obligée de vivre avec elle. La mort n'est pas contre la vie ; elle est l'amie de la vie, elle apporte la transformation.
Un jour, dans un groupe de constellations familiales, il fallait quelqu'un pour représenter la mort. Deux personnes ont eu peur et ont refusé. Je me suis lancée. Dans cette énergie, je ne me sentais pas du tout négative — c'était une énergie transformatrice. La vie et la mort étaient amies, et c'est à peu près ainsi que cela doit être.
Une variante est la peur de disparaître, de se désintégrer. Elle tient du vide, que l'on traverse dans l'éveil spirituel ; la méditation sur le vide se fait avec douceur. Parfois elle est liée à une dépression. Si tu as vécu ou si tu vis une dépression, ou si tu as des idées noires, va d'abord voir un médecin, un psychiatre ou un psychologue.
La peur du noir et de « devenir folle »
Quelqu'un avait peur de retomber dans l'obscurité. Sa devise est devenue : Dieu ne te donne pas plus que ce que tu peux porter. Une autre avait peur de « devenir folle ». La réponse du champ : quand tu pries, demande que les leçons viennent plus doucement, et pose-toi dans l'énergie « je reçois les leçons avec douceur ». Nous qui n'avons pas connu la douceur dans l'enfance, nous devons apprendre la douceur envers nous-mêmes.
Le brouillard dans la tête
Une participante se sentait « dans un brouillard d'hiver ». Ce que j'ai senti : elle consomme beaucoup trop de contenu. Si tu n'as pas de clarté dans la tête, c'est que tu as trop consommé. Si quelqu'un te met du brouillard dans la tête — même moi —, arrête de l'écouter et pose-toi dans ton intuition. J'ai écrit sur l'éclaircissement de l'esprit dans clarté mentale et déliaisons sur le mental.
Pourquoi tu as la peur que tu as
Quand quelqu'un m'a dit « j'ai peur de me retrouver sans emploi, j'ai passé cinq entretiens », j'ai demandé : de quoi as-tu peur ? Tu manifestes. Que se passe-t-il quand nous avons des peurs ? La peur nous contrôle. Un corps émotionnel non travaillé s'emballe avec diverses peurs — et les personnes manipulatrices savent exactement cela et en jouent.
Il y a autre chose : certaines peurs ne sont pas les tiennes. Quelqu'un qui te veut du mal t'« envoie » une peur, et si tu n'as pas de conscience, tu la prends pour la tienne. De même pour les peurs héritées du clan ou de la mère.
À propos des blessures : ceux qui ont la blessure de trahison finissent en général par trahir à leur tour ; ceux qui ont la blessure d'abandon s'abandonnent d'abord eux-mêmes. Ce sont des schémas généraux, des raccourcis qui te montrent par où l'eau peut passer.
Et je t'en prie : ne fuis pas dans les vies antérieures. Une grande partie des peurs viennent d'ici — maman, papa, l'enfance. Travaille d'abord tes bases : maman, papa et les parties de toi. Pour la partie sur les parents et l'enfant intérieur, je te laisse :
Je veux les déliaisons pour l'enfant intérieur →
Comment te libérer de la peur : ce qui t'aide concrètement
Ce n'est pas une grande philosophie. Personne ne nous l'a appris — c'était le rôle de maman, mais si sur le plan émotionnel elle était l'enfant et toi l'adulte, qui allait te l'apprendre ? Nous l'apprenons maintenant. Voici ce qui est ressorti des lives :
- Nomme la peur et descends à la source. Demande-toi : qu'y a-t-il en dessous ? Que se passait-il quand j'étais petite et que... ? Va de l'une à l'autre jusqu'à trouver le programme.
- Développe ton corps émotionnel. Cela veut dire : reconnaître tes émotions ; savoir lesquelles sont les tiennes et lesquelles ne le sont pas ; les gérer, sans crier et sans les projeter sur les autres ; et alchimiser ce qui vient, en utilisant l'énergie avec conscience.
- Rends ce qui n'est pas à toi. Sens à qui appartiennent ces énergies, rends-les et fais-les sortir. Ou remercie-les, avec gratitude, de t'avoir aidée à tenir à ce moment-là, et laisse-les partir.
- Éteins le gaz. Le mental qui produit le drame chauffe comme une marmite de haricots sur le feu. Éteins le gaz et le bouillonnement dans la tête est terminé. Tu coupes le fil par la respiration, la méditation et le contrôle du mental, puis tu te réinstalles.
- Prie — mais ne mendie pas. La prière te pose immédiatement et te sort des illusions. Mais « je t'en prie, je pleure ici, viens me sauver » n'est pas une prière, c'est de la mendicité — tu te mets en victime. Quoi qu'il t'arrive, ne reste pas dans le traumatisme ; va dans la prière.
- Divise la montagne en petites doses. Quand j'ai un problème gros comme une maison, je le divise en petits pas et j'en fais quelques-uns par jour. La montagne devient une petite dose chaque jour.
- Trouve tes propres mécanismes. Moi, ce qui m'aide, c'est le yoga, une fois par semaine : il te centre et coupe beaucoup de flux toxiques dans la tête. Ou les méditations. Chacun a un discours avec soi-même et des mécanismes qui l'aident — trouve les tiens.
- Parle avec les parties de toi. Nous avons toutes et tous une partie dépendante et une partie indépendante. Tu peux être très indépendante financièrement et très dépendante émotionnellement. C'est un bien meilleur exercice que Netflix : assieds-toi sur le canapé et discute avec toutes les parties de toi.
- Dis-toi ce que tu veux entendre. Une participante avait besoin qu'on lui dise plus souvent qu'elle est belle. Cela ne sert à rien que l'autre te le dise si toi tu n'arrives pas à le voir. Dis-le-toi toi-même.
- Cours après toi, pas après les autres. C'était le cadeau de la soirée.
La vie me l'a montré à moi aussi récemment : j'ai eu un accident sur la route, parce que j'avais ignoré ma fatigue — je me suis comportée avec moi comme ma mère se comportait avec moi. Mais il est venu avec des cadeaux : il m'a enlevé la pensée limitante que le monde est dangereux, parce que c'est justement là que les gens m'ont aidée les uns après les autres. J'ai travaillé le choc par le tapping (EFT). Un accident ou un traumatisme se travaille vite, pour qu'il ne se fige pas — avec un psychologue ou un psychothérapeute, si cela te pèse.
Si tu veux que nous travaillions ensemble sur tes peurs, en représentations et déliaisons :
Je veux une séance individuelle avec Cristina →
Regarde les représentations en live
Ci-dessous, la deuxième partie, avec le plus de représentations et avec les mécanismes qui aident face aux peurs :
La première partie, avec la peur de la mort, la peur de ne pas être aimé et la peur de ne pas appartenir, tu la trouves dans le live « Nous représentons les peurs ».
Questions fréquentes sur la peur
D'où viennent les peurs ?
D'après ce que j'ai vu dans les représentations, une grande partie vient de l'enfance et de la relation avec maman et papa : la peur de se tromper vient des disputes, la peur de l'abandon de l'abandon de soi, la peur d'être battu des coups. D'autres sont héritées du clan, comme la peur du manque. Certaines ne sont même pas les tiennes. Très rarement, elles viennent de vies antérieures.
Comment se libérer de la peur ?
Nomme-la et descends à sa source. Reconnais ce qui est à toi et rends ce qui ne l'est pas. Coupe le drame par la respiration et la méditation, prie sans mendier, divise les grands problèmes en petits pas et travaille sur l'amour de toi. Si la peur est très forte, demande l'aide d'un médecin ou d'un psychologue.
Qu'est-ce que la peur de l'abandon et comment la travailler ?
C'est la peur d'être quitté, de rester seul. L'abandon qui vient de l'extérieur est un reflet de l'abandon de soi. Tu la travailles en arrêtant de t'abandonner toi-même : tu respectes tes besoins, tu t'aimes, tu remplis ton verre toi-même.
Toutes les peurs mènent-elles à la peur de la mort ?
En gros, oui : la peur de la mort est la plus grande peur et la plus grande illusion. La mort n'est pas contre la vie ; elle est transformation, l'amie de la vie. Tu n'es pas obligée de vivre avec cette peur.
Quand dois-je aller voir un médecin ou un psychologue ?
Quand tu as une forte anxiété, des attaques de panique, des phobies, une dépression, des idées noires ou un traumatisme — accident, violence, abus — qui affecte ta vie quotidienne. Le travail spirituel peut te soutenir, mais ne remplace pas un spécialiste.
Tu n'es pas obligée de vivre avec tes peurs. Aime-toi, cours après toi et prends les leçons avec douceur. Je t'embrasse et je t'attends au prochain live.
Question fréquente
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